Qu'est
ce que c'est ? La MM est
un des instruments les plus anciens de l'Analyse
Technique. C'est aussi l'un des plus utilisés du fait de sa simplicité
de calcul et d'interprétation.
Une
MM est définie par son ordre et par la série de données
qui lui est associée.
Par
exemple, on peut définir une MM d'ordre 150 sur les cotes
de clôtures du CAC. Dans ce cas de figure, la valeur de la
MM au jour J représente la valeur moyenne des 150 dernières
cotes de clôture du CAC jusqu'au jour J. On peut alors
calculer les valeurs pour chaque jour et finalement, on obtient
cette courbe:
La
MM calme le jeu
La MM semble d'autant plus lisse et régulière que la courbe
des cours est saccadée et sautillante. C'est normal puisque les
irrégularités de court terme sur les cotes sont divisées
par 150 lors du calcul. Certains longent les murs, la MM lisse les courbes.
C'est un de ses principaux avantages : débarrassée des fluctuations
mineures, une MM ne retient que la tendance de fond.
MM en hausse : tendance haussière.
MM
en baisse : tendance baissière. MM plate ou qui s'aplatit :
trading range ou changement de tendance.
La
MM est en retard
Le lissage des cours est un avantage, mais il induit aussi une certaine
inertie. En effet, par construction, une MM est
en retard sur les cours.
Prenons
l'exemple d'une valeur qui oscille entre 99 et 101, passe brutalement
à 200, puis re-oscille entre 199 et 201. Si on construit une
MM 8, on obtient la courbe de droite.
Dans
un premier temps, la MM reste scotchée à 100. Sa pente est
quasi-nulle.
Le 20/01, la courbe bondit de 100 % et la MM passe à 112.50 (+
12.5 %). Pendant 8 jours, la MM garde sa pente de 12.5 %, jusqu'à
rejoindre la courbe à 200.
Enfin, la MM reste scotchée à 200 avec une pente quasi-nulle.
En tout, il aura fallu 8 jours à la MM pour rattraper son retard
sur les cours. Une MM 80 aurait mis 80 jours. L'inertie de la MM est d'autant
plus grande que son ordre est élevé.
Le même
phénomène s'applique à la baisse (pour avoir un exemple
de graphe à la baisse, regardez votre écran dans un miroir ).
Ce retard de la MM se voit aussi sur la courbe du CAC : fin 2000, la MM
est encore plate alors que le CAC a déjà bien entamé
sa chute.
On
revient toujours près de la MM
Par construction aussi, la courbe des cotes oscille de part et d'autre
de la MM. Elle revient donc toujours vers sa MM. Ce qui donne de précieux
renseignements.
Par
exemple, supposons que je veuille me positionner sur le CAC en février
2000 à moyen terme (sur 7-8 mois ou 150 jours de bourse). Le
CAC est alors à 6000 et sa MM 150 en forte hausse à
5000. La pente
de MM est fortement positive, ce qui indique une tendance haussière.
Donc j'achète...
Mais j'achète
20 % plus cher que la moyenne des 7-8 derniers mois. Je n'ai pas le
sens des affaires ! Et si ce scénario
est invalidé ? Le croisement des cours avec la MM sera un signal
de retournement de tendance moyen-terme. Il faudra qu'à ce
moment là, la MM soit au-dessus de 6000 pour que j'y gagne.
Ce n'est pas dans la poche...
Reprenons
maintenant en mai 2001. Le CAC et sa MM sont alors à 5600, la MM
est en forte baisse. La pente de
la MM est fortement négative. La tendance est baissière.
Je vend.
Je vend au niveau de la moyenne des 7-8 derniers mois. Et si ce scénario est
invalidé ? Le croisement des cours avec sa MM sera le signal d'invalidation
et la MM sera sous les 5600. C'est plus sympa !